Sri Lanka
2026.02.10
Dondra
Étape 22 | Stage 22
Après mon petit-déjeuner de hoppers, je prends la route à mon rythme tranquille. Il ne me reste qu’une quarantaine de kilomètres pour atteindre Dondra, blotti au bord de la mer.
Ma route débute en douceur sur une voie secondaire avant de rejoindre la grand-route côtière, bien plus animée. Par deux fois, j’ai tracé des itinéraires qui bifurquent de l’axe principal ; hésitant au souvenir d’échecs passés, j’ai vérifié sur mon téléphone avant de me lancer. Excellents choix ! Le bruit des moteurs s’amenuise vite, laissant la place au calme. Que du bonheur !
La piste me conduit dans un petit village en plein jour de marché. La rue est animée de gens, dédiée surtout aux aliments. J’avance à pied près du vélo pour mieux observer, mais j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin : bananes et mangues. J’arrête fréquemment pour me rafraîchir en m’arrêtant pour boire de l’eau de coco. Bingo ! J’ai finalement trouvé des fruits de la passion. Je ne veux pas trop m’alourdir. J’ai encore deux grosses mangues en attente de mûrissement dans la remorque.
Plus loin, le vrai trésor : du durian ! Quelle joie d’en trouver enfin. Sans même marchander, les prix sont si bas ici, la vendeuse en repère un et se met à le hacher pendant cinq grandes minutes pour l’ouvrir. Inhabituel : un bon coup de couteau suffit normalement à libérer la pulpe crémeuse à l’intérieur. Gant à la main qui manie le couteau, mais durian tenu à nu… L’experte a du progrès à faire. Au bout de dix minutes, elle y parvient et m’offre les premiers morceaux. Déception : immangeable, loin d’être mûr.
À ce moment-là, une cycliste s’est arrêtée et a attiré mon attention. Elle a vu ma photo prise par le proprio humanitaire de Vikarai le matin de mon départ de l’auberge et elle m’a dit qu’elle guettait mon passage ! J’étais souvent hors de l’axe principal, à me relaxer au bord de l’océan. Sans son arrêt, je l’aurais manquée. Eli, Espagnole rayonnante, sourit sans effort et irradie une joie communicative. Arrivée à Colombo, elle a loué un vélo et elle voyage léger.
J’admire sa simplicité : Google Maps, un point d’arrivée, et hop. Moi, j’élabore chaque trajet en détail pour fuir les grandes routes, programme mon hôtel dans le GPS qui me guide porte à porte. Héritage de la planification de prof, sans doute.
À l’hôtel, j’enfile mon maillot et je vais me baigner dans la petite baie de l’autre côté de la rue. Les vagues sont nettement plus petites que sur celles où les plages font directement face à la mer.
Je ne serais pas passé par le phare si je n’avais pas été obligé de m’acheter un autre adaptateur si je n’avais pas oublié le mien dans la chambre de l’hôtel de ce matin. Au phare, j’ai rencontré un Ukrainien qui travaille comme programmeur en Suisse. Il faisait partie d’un groupe et a dû le rejoindre au bout d’un moment. Très gentil, j’aurais aimé le connaître davantage.
Deux cyclistes sont arrivés chargés avec leurs bagages. Ils avaient à peine 30 ans et eux aussi venaient de Suisse. Ils devaient aimer la montagne puisqu’ils sont passés par le centre du pays, dans les hauteurs, dans les plantations de thé. Ils m’ont raconté qu’ils avaient rencontré un couple d’Allemands un peu plus âgés qui voyageaient à vélo. Le dernier cycliste que j’avais vu était à Elephant Pass tout au nord du pays.
Le lendemain, le 11, je suis sorti faire une courte sortie dans l’arrière-pays. On laisse la mer, les pêcheurs et on tombe immédiatement dans les paysages ruraux avec les rizières un peu partout. La région est très vallonnée et j’ai dû marcher à côté du vélo deux fois tellement les pentes étaient raides. Garmin m’indique qu’une des collines faisait 32 %. C’est peut-être excessif, mais un véhicule aurait vraiment de la difficulté à gravir celle qui s’éloignait de la côte.
Je suis repassé par l’endroit où j’avais acheté un durian hier. Elle en avait de nouveaux et, certains avaient commencé à fendre naturellement. J’ai donc choisi un de ceux-là et je l’ai ouvert dans le restaurant ouvert de l’hôtel pour ne pas parfumer ma chambre. 😂
Cet après-midi, je me reposais dans la chambre quand de petits visiteurs poilus sont arrivés bruyamment à la porte du balcon. J’ai vite ouvert la porte pour récupérer les vêtements qui y séchaient. Quelques minutes plus tard, j’entends de nouveaux bruits venant de la porte d’entrée. En ouvrant, il y a avait environ une douzaine de singes qui se sont vite dispersés dans les palmiers. Mais avant, ils ont lancé une de mes sandales par-dessus la rampe du balcon. Quelle belle gang ! 😂
À l’hôtel, à Hambantota, j’ai vécu la même scène avec une autre espèce de petits malfaisants : une réception de mariage s’y tenait et de jeunes garçons, sans doute ennuyés, s’amusaient à frapper à ma porte avant de courir se cacher. Il y a certainement des similitudes entre les deux petits malfaisants. 😂
After my breakfast of hoppers, I set off on the road at my own relaxed pace. I have only about forty kilometres left to reach Dondra, by the sea.
My route begins gently along a secondary road before joining the much busier coastal highway. Twice, I followed turn‑offs that diverged from the main axis; hesitating at the memory of past failures, I checked on my phone before fully committing. Excellent choices! The noise of motor vehicles quickly fades away and gives place to calm. Pure bliss!
The track takes me into a small village on market day. The street is alive with people, mainly focused on food. I walk beside my bike to observe more closely, but I already have everything I need: bananas and mangoes. While crossing a larger town, I finally find passion fruit. I don’t buy as much as I’d like because I don’t want to weigh myself down too much. Two big mangoes are still waiting to ripen in the trailer.
Further on comes the real treasure: durian! What a joy to find some at last. Without even bargaining, prices are so low that it’s hardly necessary to ask. I trust the vendor and she chooses one for me. She picks it up and starts hacking at it for five full minutes to open it. Unusual: a single good slash is normally enough to release the creamy pulp inside. She’s wearing a glove on the hand that holds the knife, but she’s holding the durian itself with her bare hands… The expert still has some progress to make. After ten minutes, she finally succeeds and offers me the first pieces. Disappointment: it’s inedible, it’s far from being ripe.
At that moment, a cyclist stopped and drew my attention. She had seen the photo of me and my bicycle taken by Vikarai’s humanitarian owner on the morning I left the hostel and said she had been watching out for me! I had often been off the main road, relaxing by the ocean. Without her stopping, I would have missed her. Eli, a radiant Spaniard, smiled effortlessly and radiated contagious joy. Arriving in Colombo, she had rented a bike and was traveling light.
I admire her simplicity: Google Maps, one destination point, and that’s it. Me, I elaborate every route in detail to avoid main roads, programming my hotel into the GPS so it guides me door‑to‑door. Likely the legacy of my old teaching‑planning habits.
At the hotel I put on my swimsuit and go for a swim in the little bay on the other side of the street. The waves are clearly smaller than those on beaches that face the open sea directly.
I wouldn’t have gone past the lighthouse if I hadn’t needed to buy another adapter because I had forgotten mine in the room of this morning’s hotel. At the lighthouse I met a thirty-something Ukrainian who works as a programmer in Switzerland. He was part of a group and had to rejoin them after a while. Very kind; I would have liked to get to know him better. He was also very good looking. ; )
Two cyclists arrived loaded with baggage. They were barely thirty years old and, like him, came from Switzerland. They must have enjoyed the mountains, since they had gone through the centre of the country, up into the highlands and the tea plantations. They told me they had met an older German couple travelling by bike. The last cyclist I had seen was at Elephant Pass, way up north of the country.
The next day, the 11th, I headed out for a short ride into the hinterland. As you soon as you leave the sea and the fishermen behind, you plunge immediately into rural landscapes with paddy fields everywhere. The area is very hilly, and I had to walk beside the bike twice because the slopes were so steep. Garmin tells me one of the hills was 32%. That might be a bit excessive, but a vehicle would really struggle to climb the one heading away from the coast.
I passed by the spot where I’d bought a durian yesterday. She had new ones, and some had started to split naturally. So I picked one of those and opened it in the hotel’s open restaurant to avoid perfuming my room. 😂
This afternoon, I was resting in my room when some small furry visitors noisily arrived at the balcony door. I quickly opened it to retrieve the clothes that were drying there. A few minutes later, I heard more noise coming from the front door. When I opened it, there were about a dozen monkeys who quickly scattered into the palm trees. But before leaving, they tossed one of my sandals over the balcony railing. What a lovely bunch! 😂
At the hotel in Hambantota, I experienced the same scene with another species of little troublemakers: a wedding reception was taking place there, and some young boys, probably bored, amused themselves by knocking on my door and then running off to hide. There are certainly similarities between the two little rascals. 😂
Distance parcourue au cours de l’étape : 56 km
Distance totale accumulée : 1339 km
Distance travelled during stage : 56 km
Total distance travelled : 1339 km
- Le temple Henakaduwa Purana Viharaya sur la grande route avant d'arriver à Tangalle
- Le même temple
- Un des chemins qui m'évitait de passer par la route principale
- Autel bouddhiste dans le village de Kudawella
- Une jolie route et calme à la fois
- Vendeur de fruits et de légumes
- Probablement un pomelo. Le fruit a presque la taille d'un ballon de foot
- La pomme de bois (Limonia acidissima), un fruit de l'Asie du Sud
- Belle propriétaire. Le propriétaire arrivait lorsque j'ai pris la photo. Je lui ai fait des compliments sur la beauté de sa maison
- D'après Google, il s'agit de la fleur "couronne de la reine"
- Je n'ai rien observé qui sort de l'ordinaire au passage dans la ville ; )
- Le temple bouddhiste Siri Sumanaramaya
- Petite pause obligée. Le paysage est tellement joli
- Jackpot !! Finalement, du durian
- Durian
- Elie, l'espagnole qui voyage à vélo
- Arrivée à l'auberge à Dondra
- Belle petite baie pour la baignade
- La petite baie et le phare
- La route menant au phare
- Le lieu est très fréquenté par les touristes
- Promenade autour de Dondra
- De l'autre côté de la baie où se situe l'auberge
- La route qui passe sous les racines d'un banian
- La route est souvent très raide
- Rizière
- RIzière
- Rizière
- RIzière
- Route passant entre deux rizières
- Le calme
- Le deuxième durian acheté. Le goût est différent de ceux que j'ai goûtés en Malaisie et en Thaïlande
- Mes petits visiteurs poilus qui voulaient entrer dans la chambre

































