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Sri Lanka

2026.02.06

Hambantota

Étape 20  | Stage 20

J’ai ajusté mon itinéraire pour raccourcir le trajet, repérant un hôtel en bord de mer avec piscine, sans devoir faire les 80 km prévus. L’altitude chutant vers l’océan, je m’attendais à une étape facile. Erreur : la descente globale cache maintes côtes. Le problème n’est pas que je n’ai pas de force ou un manque de souffle. Non, je ne me suis jamais senti plus en forme que maintenant. Le problème vient de l’irritation d’être assis sur la selle. Je me suis procuré une crème en pharmacie et quelques jours hors de la selle vont m’aider. 

Ce qui va aussi beaucoup aider est qu’il ne reste moins de 300 km avant d’arriver à Negombo, ma destination finale, et que j’ai trois semaines pour le faire. Donc, je ferai des arrêts plus fréquents, mais je ferai aussi moins de distance au quotidien.

Le trafic sur la route est clairsemé, hormis les bus roulant à tombeau ouvert,  leurs chauffeurs pourtant courtois, me laissent suffisamment d’espace au passage. J’ai traversé des kilomètres déserts, sans âme ni véhicule : un coin bien mal choisi pour une crevaison ou un bris mécanique, mais heureusement que le Brompton tient bon. Le levier de vitesse côté droit sur le guidon me pose quelques soucis, mais c’était déjà le cas avant le départ. Je le ferai remplacer à Bangkok.

Au bout de deux heures de route, un petit restaurant attire mon regard : des poêlons à hoppers. Je roulais à vive allure. Qu’à cela ne tienne. Je m’arrête et je fais demi-tour. Jackpot ! Les hoppers sont impeccables, divinement croustillants, et l’accueil bien chaleureux. 

Ces galettes de pâte de riz au lait de coco fermenté se déclinent salé ou sucré. Ils cuisent dans un poêlon profond : pâte tournoyante sur les bords, cœur au fond, couvercle, feu vif. Résultat : bords croustillants, cœur moelleux. Les miens étaient servis avec une pâte de piment/oignon ultra-relevée, mais tellement délicieux. On m’a offert des cubes de jaggery pour ajouter aux  hoppers. C’est bon parce que c’est sucré, mais je reste avec la sauce piquante qui est très goûteuse et aussi parce que je veux limiter le sucre.

Un moment amusant : ils m’ont présenté une bouteille comme une « sauce ». J’ai voulu tenter cette sauce mystère sur le hopper où je venais de poser un cube de jaggery. Horreur ! C’était de la sauce tomate, ou ketchup. Gros éclat de rire partagé en l’essuyant !

Je crois qu’ils ont bien compris que j’aimais leur cuisine. Je m’attendais sur un ou deux hoppers. Erreur : quatre atterrissent, et d’autres cuisent encore. J’agite « stop », mais regrette vite. Je finis par en engloutir cinq.  Aux hôtes de ce lieu : vos hoppers sont les meilleurs du voyage, et les rotis aux légumes le sont tout aussi. Merci pour votre accueil si chaleureux. On a tenté de communiquer, mais Google Translate n’est pas très habile avec le tamoul ou le cinghalais. La langue des gestes reste universelle.  

J’effleure le port de Hambantota qui a été cédé à la Chine pour 99 ans contre un milliard de dollars états-uniens, une erreur magistrale, à mes yeux. Le port de Colombo étant saturé, ce port reçoit la marchandise qu’il ne peut pas accueillir.

Finalement, je me suis demandé où j’allais loger car la route qui y mène est devenue étroite et elle s’est transformée en sable. Jamais, pensais-je que j’étais sur la bonne voie. Miracle, l’hôtel en tournant. S’il y a une réception, il était dans le grand bâtiment près de la rue. Cependant, il y avait une réception de mariage. Il y avait un discours et les gens étaient impeccablement habillés. Moi, j’arrive en short et t-shirt trempé de sueur. Mon visage était recouvert de crème solaire que la sueur a fini par faire disparaître. Bref, je n’arrivais pas à un bon moment. J’ai fait le tour et, finalement, un employé est venu à moi.

La chambre est  moderne et immaculée et elle surplombe l’océan où j’entends le bruit des vagues. Je suis ravi. Cependant, je n’ai pas l’eau chaude et la piscine est inutilisable. On peut utiliser la piscine de l’hôtel voisin qui est magnifique contre 2000 Rs pour deux heures (9 $ ou 5,50 euros). Bien qu’ils aient une belle piscine, les chambres sont vieillottes et le prix des chambres y est deux fois plus élevé. Donc, emprunter la piscine est une bonne affaire. Il y a bien la mer et une très belle plage, juste à côté, mais sa houle et son dégradé abrupt interdisent la baignade.

I adjusted my route to shorten the day, spotting a seaside hotel with a pool; no need for the full 80 km. With altitude dropping towards the ocean, I expected an easy ride. Mistake: the overall descent hides countless hills. It’s not lack of strength or breath; I’ve never felt fitter. The issue is chaffing. I bought some  cream in a pharmacy and a few days off the bike will help.

What’ll help even more, there are now less than 300 km left to reach Negombo, my final stop and I have three weeks to cover it. So, more frequent stops, shorter daily distances. This is one problem I hadn’t anticipated.

Traffic is light, save for buses hurtling along, their drivers courteous, giving me ample space. I crossed desolate stretches, no soul or vehicle in sight: a bad spot for a puncture or breakdown, but the Brompton holds strong. The right-hand gear shifter on the handlebars is finicky, though it was like that pre-departure. I’ll have it replaced in Bangkok.

Two hours in, a roadside eatery catches my eye: hopper pans steaming. Rolling fast, I stop and make a U-turn. Jackpot! Perfectly crisp hoppers, divinely tasty, and a warm welcome.

These rice batter and coconut milk pancakes come plain, sweet, or savoury. Cooked in a deep wok-like pan, yield crunchy edges and a soft middle. Mine came with fiery onion-chilli paste, utterly delicious. They offered jaggery cubes for sweetness; nice, but I stuck to the spicy relish, so flavourful and less sweet.

A funny moment was when they presented to me a bottle they presented to me as ‘sauce’. I thought I should try this mystery sauce on the hopper I had just placed a jaggery cube on. Horror! It was a tomato sauce, or ketchup. We had a good laugh as I wiped it off. 

They clearly got my enthusiasm for their food. I expected one or two; instead, four land, more were cooking. I signal “stop” but regret it fast. I ended up devouring five. To those hosts: your hoppers are the trip’s best, vegetable rotis equally superb. Thanks for the heartfelt welcome. Words failed (Google Translate stumbles on Tamil/Sinhala), but gestures bridged the gap.

I skirt Hambantota port, leased to China for 99 years for a billion US dollars, a monumental blunder, in my view which compares with the leasing of the 407 highway by the Conservative government. The Chinese seized an opportunity at the Sri Lankan’s expense.  With Colombo port being saturated, it handles the overflow.

Just as I was getting closer to my hotel, the road narrowed and then it turned to sand with weeds growing through it all. I had my moment of doubt, but I saw the hotel in the distance so I kept on plowing. I was looking for the reception area which would normally have been the larger building, but there was a wedding reception with speeches being heard and impeccably dressed guests around. I roll up in sweaty shorts and T-shirt, sunscreen-streaked face. Bad timing. I enter the premises through the parking area and an employee finally helps me check-in.

The room is modern, spotless, ocean-facing with waves crashing below. In other words, a perfect location. There is no hot water, though, and the pool is unusable. I am told that I can use the pricier hotel’s stunning pool which is available for 2,000 Rs (9 dollars/5.50 euros) for two hours. Their rooms are dated and double-priced, so it’s a steal. The adjacent beach is gorgeous, but treacherous swell and steep drop-off rule out swimming.

Distance parcourue au cours de l’étape : 57 km

Distance totale accumulée : 1254 km

Distance travelled during stage : 57 km

Total distance travelled : 1254 km