Sri Lanka
2026.01.23
Mullaitivu
Étape 11 | Stage 11
La réception de l’hôtel ReeCha, à Iyakachchi, m’avait indiqué qu’un cycliste français y passait la nuit. Je ne l’ai jamais croisé et, le matin, lorsque je suis retourné à la réception pour payer, j’ai seulement vu son vélo. Toujours aucun signe de lui. Quand je suis repassé remettre les clefs de la chambre, on m’a dit qu’il était parti depuis cinq minutes. Autant dire qu’il serait difficile de le rattraper en route.
J’avais largement dépassé Elephant Pass quand je me suis arrêté pour manger. Le service du petit-déjeuner ne commençait qu’à 7h30, à l’hôtel, alors que j’étais déjà prêt à partir à 7h ; je suis donc parti sans attendre. J’ai repéré un endroit au bord de la route, idéal pour laisser le vélo quelques minutes. C’est en dégustant un paratha à 25 cents, un prix imbattable, que le fameux cycliste est arrivé. Il s’était arrêté en chemin et m’avait vu passer. C’est un homme de 76 ans, en est à son deuxième voyage à vélo au Sri Lanka, et il prévoit de voyager pendant trois mois. Il y aurait aussi un Japonais qui parcourt la région à vélo. Ma route bifurquait à peine deux kilomètres plus loin et nous nous sommes quittés là.
Après la jonction, la route devient progressivement plus calme et je retrouve mes vaches, chèvres, buffles et les rizières. C’est la période de la moisson et les fermiers s’affairent à récolter le riz un peu partout. Il doit y avoir au moins deux récoltes par an.
Je suis passé devant un kovil (un kovil de Kali, déesse de la destruction du mal et de bien d’autres attributs) qui a attiré mon attention par l’animation à l’extérieur et la musique. Je me suis arrêté quelques instants pour m’imprégner de l’ambiance. J’étais au bon endroit au bon moment pour voir une enfant recevoir le tilak de son père. Ce geste consiste à tracer des marques ou à déposer un point sur le visage, parfois ailleurs sur le corps, en signe, entre autres, de protection divine.
Un peu plus loin, un autre kovil se dressait au bord de la route, mais il était fermé. Il offrait cependant des statues intéressantes.
Juste avant d’arriver à Mullaitivu, on aperçoit un grand monument érigé en symbole de la victoire de l’armée cinghalaise sur le groupe armé LTTE (les Tigres de libération de l’Eelam tamoul), qui cherchait à créer un État indépendant dans le nord. Le conflit a duré 33 ans et a coûté la vie à au moins 80 000 personnes. Il s’est terminé en 2009 par une offensive majeure de l’armée cinghalaise à Mullaitivu.
The reception at the ReeCha Hotel in Iyakachchi had told me that a French cyclist was spending the night there. I never ran into him, and in the morning, when I went back to reception to pay, I only saw his bike. Still no sign of him. When I passed by again to return the room keys, I was told he had left five minutes earlier. Needless to say, it would be hard to catch up with him on the road.
I had gone well past Elephant Pass when I stopped to eat. Breakfast service at the hotel did not start until 7:30 a.m., while I was already ready to leave at 7:00, so I left without waiting. I spotted a place by the roadside, ideal for leaving the bike for a few minutes. As I was enjoying a paratha for 25 cents, an unbeatable price, the famous cyclist arrived. He had stopped along the way and had seen me pass. He is a 76‑year‑old man, on his second cycling trip in Sri Lanka, and he plans to travel for three months. Apparently, there is also a Japanese cyclist touring the area. My route turned off barely two kilometres further on, and that is where we said goodbye.
After the junction, the road gradually became quieter, and I found “my” cows, goats, buffaloes, and the rice fields again. It is harvest time, and farmers are busy gathering rice everywhere. There must be at least two harvests per year.
I passed a kovil (a Kali kovil, dedicated to the goddess of the destruction of evil and many other attributes) that caught my attention because of the activity outside and the music. I stopped for a few moments to soak up the atmosphere. I was in the right place at the right time to see a child receive the tilak from her father. This gesture consists of drawing marks or placing a dot on the face, sometimes elsewhere on the body, as a sign, among other things, of divine protection.
A little further on, another kovil stood by the roadside, but it was closed. It did, however, offer some interesting statues.
Just before reaching Mullaitivu, you can see a large monument erected as a symbol of the victory of the Sinhala army over the armed group LTTE (the Liberation Tigers of Tamil Eelam), which sought to create an independent state in the north. The conflict lasted 33 years and cost at least 80,000 lives. It ended in 2009 with a major offensive by the Sinhala army in Mullaitivu.
Distance parcourue au cours de l’étape : 69 km
Distance totale accumulée : 654 km
Distance travelled during stage : 69 km
Total distance travelled : 654 km
- Passage du col de l'Éphant
- Petite échoppe typique
- Pas un restaurant étoilé Michelin
- Petit-déjeuner à 25 cents
- André, le cycliste de 76 ans, de Pau (France)
- Enfin, les oiseaux ne se sont pas envoés
- Shiva
- Plante sauvage
- Une pause
- C'est une scène qui se renouvelle partout
- Kovil Kaali près du village d'Udaiyaarkaddu
- Une enfant recevant un tilak, signe de la protection divine
- kovil Murugan
- Récolte du riz
- Séchage du riz
- Séchage du riz
- Monument de réconciliation entre les Tamouls et les Cingalais
- Monument de réconciliation entre les Tamouls et les Cingalais
- Monument de réconciliation entre les Tamouls et les Cingalais
- Que quelques kilomètres avant d'arriver
- Hôtel qui donne sur l'océan Indien
Table des matières Table of contents




















