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Malaisie

2026.03.16

Melaka

Étape 2  | Stage 2

J’avais besoin de quelque chose de plus soutenant que la mangue que je m’étais apportée de Kuala Lumpur pour ma randonnée à vélo. La veille, j’étais sur le point de faire des courses et d’aller au marché de nuit de Melaka quand un orage est tombé. Donc, je ne suis pas sorti.

Normalement, trouver de quoi manger et de goûteux en Asie est plutôt facile. En Malaisie, la majorité de la population étant musulmane, toutes les petites échoppes qui sont si pratiques pour se restaurer sont fermées pendant la journée puisque c’est le ramadan. Il reste les dépanneurs pour trouver des snacks industriels ou trouver un établissement tenu par des Chinois ou des Indiens.

Par chance, le lendemain matin, je suis tombé sur un restaurant indien. Leur spécialité était le murtabak dont le mot veut dire ‘plier’ en arabe. Il s’agit d’une sorte de crêpe pliée en carré fourrée soit de légumes, de différentes viandes hachées et servi avec un curry. J’aime beaucoup.

Après mon murtabak au poulet curry, j’ai poursuivi ma route le long de la côte et après une quinzaine de kilomètres, je suis entré dans les terres. Là, je suis tombé presque immédiatement sur des plantations de palmiers à huile. Ce n’est pas très difficile car les plantations occupent une très grande partie du territoire de la Malaisie péninsulaire. Les arbres sont magnifiques ; ils sont grands, bien fournis et d’un vert foncé.

J’ai laissé le vélo sur le bord de la route pour aller prendre quelques photos et, en sortant de la plantation, un motocycliste entrait pour aller chasser ce qu’il qualifiait de  ‘jungle chicken’ (poulet de la jungle). Je me suis demandé de quel oiseau il pouvait s’agir et, plus loin, j’ai vu un coq picorer sous les palmiers. C’est le même poulet que j’avais vu à Wilpattu, au Sri Lanka. Il se trouve que c’est l’oiseau national du Sri Lanka qu’il chasse.

Un peu plus loin sur ma route, j’ai remarqué par terre une petite boule brune avec des piquants, comme un durian. Je l’ai pris dans ma main et je l’ai ouvert pour voir l’intérieur. Il y avait de grosses graines noires et j’étais tenté de croire qu’il s’agissait d’un miniature durian. Tout d’un coup, je me suis rappelé que le nom d’un des endroits où je passais s’appelait Bukit Durian, soit colline de durians entre le 20e et 22e kilomètre. Je lève la tête vers la cime d’un arbre tout proche et j’ai finalement aperçu de grosses boules accrochées aux branches. C’était bel et bien un arbre de durians. Je recherchais cet arbre depuis quelques années déjà sans jamais en voir un. J’étais donc vraiment content.

J’ai remarqué que l’arbre laisse tomber beaucoup de fleurs et c’était maintenant un jeu d’enfants de les repérer. Il y en avait même qui jonchaient le sol, comme chez nous on trouve des pommes sous les pommiers. Certains étaient entrouverts et ils dégageaient un léger parfum. Par contre, la chair était dure.

En cours de route, j’ai croisé un fabricant de dodols. C’est une friandise de l’Asie du Sud-Est faite de lait de noix de coco, du sucre de palme et de farine de riz gluant. Le tout est chauffé et remué pendant des heures. 

Après une pause où le propriétaire m’a fait goûter une quantité généreuse de son dodol encore chaud, j’ai poursuivi ma route. Par contre, rouler à vélo est devenu plus difficile avec mon GPS. La carte de la Malaisie n’a pas téléchargée correctement et je ne vois pas les rues ou les routes. Tout ce que je vois, c’est une ligne rouge qui m’indique le chemin. Ce n’est pas un grave problème, mais l’absence de carte m’empêche de prendre des décisions rapides lorsqu’il y  a un problème. Je ne connais pas la solution. Les cartes du Sri Lanka et de la Thaïlande ont bel et bien fonctionné correctement.

Il faisait vraiment chaud aujourd’hui et je me suis prélassé dans la piscine à mon retour. Elle fait 47 mètres de long. Ce n’est pas la piscine dans mon immeuble qui fait une fraction de sa longueur.

I needed something more sustaining than the mango I had brought from Kuala Lumpur for my bike ride. The night before, I was about to go shopping and head to Melaka’s night market when a storm hit. So, I didn’t go out.

Normally, finding something to eat that’s tasty in Asia is pretty easy. In Malaysia, with most of the population being Muslim, all those handy little food stalls are closed during the day since it’s Ramadan. You’re left with convenience stores for industrial snacks or places run by Chinese or Indian owners.

Luckily, in the morning, I stumbled upon an Indian restaurant. Their specialty was murtabak, whose name means “to fold” in Arabic. It’s a kind of folded square crêpe stuffed with vegetables or various chopped meats and served with curry. I love it.

After my chicken curry murtabak, I continued along the coast, and after about fifteen kilometres, I headed inland. There, I immediately came across oil palm plantations. It’s not hard to find them since they cover a huge part of Peninsular Malaysia. The trees are magnificent; tall, lush, and dark green.

I left the bike by the roadside to take some photos, and as I was leaving the plantation, a motorcyclist was entering to hunt what he called “jungle chicken.” I wondered what bird it could be, and farther along, I saw a rooster pecking under the palms. It was the same chicken I’d seen at Wilpattu in Sri Lanka. It turns out it’s Sri Lanka’s national bird that he hunts.

A bit farther on my route, I noticed a small brown spiky ball on the ground, like a mini durian. I picked it up, opened it, and saw big black seeds inside. I was tempted to think it was a miniature durian. Suddenly, I remembered that one of the places I was passing was called Bukit Durian, or Durian Hill, between the 20th and 22nd kilometre. I looked up at the treetops nearby and finally spotted big fruits hanging from the branches. It was definitely a durian tree. I’d been searching for one for years without ever seeing it. I was really thrilled.

I noticed the tree drops a lot of flowers, and now it was easy to spot them. Some were even scattered on the ground, like apples under apple trees back home. A few were half-open and gave off a light fragrance. But the flesh was hard.

Along the way, I met a dodol maker. It’s a Southeast Asian sweet made from coconut milk, palm sugar, and glutinous rice flour. It’s all heated and stirred for hours. 

After the owner let me taste a generous amount of his still-warm dodol, I continued on. However, biking got trickier with my GPS. The Malaysia map hadn’t downloaded properly, so I couldn’t see streets or roads, just a red line showing the route. It’s not a big issue, but without the map, I can’t make quick decisions if there’s a problem. I don’t know the fix. The Sri Lanka and Thailand maps worked fine.

It was really hot today, and I lounged in the pool when I got back. It’s 47 metres long, unlike the one in my building, which is a fraction of that size.

2026.03.16

2026.03.17