Sri Lanka
2026.01.30
Batticaloa
Étape 16 | Stage 16
L’hôtel Amethyst Resort s’est révélé être un excellent choix. Ma chambre offrait une superbe vue sur la mer, et la piscine était tout simplement fantastique. De la pluie forte tombait à mon réveil et, bien que je voulais faire de la route, je me résigné à prolonger mon séjour d’une ou deux journées.
J’en ai profité pour retracer de nouvelles routes, car j’avais décidé de modifier mon itinéraire et d’éviter désormais la traversée des montagnes. Pendant que je travaillais sur la carte, le ciel s’est peu à peu éclairci. Après un moment d’hésitation, j’ai finalement pris la route vers ma prochaine destination : Batticaloa, à seulement 36 kilomètres. Je n’aurais pas pris le risque de faire 50 km sous ce ciel menaçant, par contre.
Avant de partir, j’ai installé les couvre-pluie sur mon sac avant et sur la remorque, et j’ai fixé un sac plastique pour protéger le dérailleur, endommagé lors du déluge à Wilpattu. Après environ trois quarts d’heure de route, une fine bruine s’est mise à tomber, vite transformée en une pluie légère. Comme il n’y avait aucun abri sur le trajet, j’ai continué à pédaler. Peu après mon arrivée à la guesthouse, une forte averse s’est abattue sur la région : j’avais eu de la chance d’y échapper de justesse.
À environ trois cents mètres de l’auberge se dresse un temple hindou, gravement endommagé par le tsunami de 2004, un rappel silencieux de la force de la nature.
Alors que la météo annonçait jusqu’à 20 mm de précipitations, la pluie est tombée pendant la nuit et, à mon réveil, le ciel s’était dégagé, laissant toute la place au soleil.
J’ai loué un vélo à l’auberge et je suis parti à la découverte de la ville. Le vélo n’était pas du tout adapté, mais qu’à cela ne tienne : j’ai pu me rendre et visiter le fort et le marché sans avoir à me soucier si mon Brompton était en sécurité.
Le vieux fort a été construit par les Portugais en 1628, pris par les Hollandais en 1638, et finalement conquis par les Anglais en 1795. On peut faire le tour complet des remparts, mais le fort lui-même est occupé par des édifices gouvernementaux.
Ensuite, c’était place à un arrêt au grand marché. Je n’avais pas encore pris de petit-déjeuner, mais je n’ai trouvé que des bananes et une mangue à acheter. Celles que j’ai achetées en route depuis Kalkudah, sont encore beaucoup trop fermes. Je garde toujours un œil ouvert pour trouver du durian, mais sans succès jusqu’à présent. Ce qui m’étonne ici, c’est la grande quantité de bananes consommées.
Après un bref somme, j’ai enfourché de nouveau mon Brompton pour me rendre au phare, situé à 5 km de la ville. La vue sur le lagon et les arbres verdoyants fait de cette route étroite qui serpente le long de l’eau un véritable incontournable. Plus loin, on aperçoit des maisons endommagées et abandonnées à la suite du tsunami, entourées de clôtures. J’ai l’impression qu’on les conserve ainsi en mémoire des victimes.
Petit fait cocasse : une vache bloquait l’entrée du restaurant où je voulais manger. Quelqu’un m’a suggéré de passer à côté, mais il n’en était pas question : il lui aurait suffi de tourner la tête pour m’envoyer à l’hôpital. Finalement, quelqu’un l’a éloignée en lui offrant un beignet épicé.
The Amethyst Resort turned out to be an excellent choice. My room offered a superb view of the sea, and the pool was simply fantastic. Heavy rain was falling when I woke up and, although I wanted to get on the road, I resigned myself to staying an extra day or two.
I took the opportunity to map out new routes, since I had decided to change my itinerary and avoid crossing the mountains. As I worked on my map, the sky gradually began to clear. After a moment of hesitation, I finally decided to head toward my next destination: Batticaloa, only 36 kilometers away. I wouldn’t have risked riding 50 kilometers under such a threatening sky, though.
Before leaving, I put the rain covers on my front bag and my trailer, and fastened a plastic bag to protect the derailleur, which had been damaged during the downpour in Wilpattu. After about forty-five minutes on the road, a light drizzle began to fall, soon turning into a gentle rain. With no shelter along the way, I kept on cycling. Shortly after arriving at the guesthouse, a heavy downpour swept through the area—I was lucky to have just missed it.
About three hundred meters from the guesthouse stands a Hindu temple badly damaged by the 2004 tsunami, a silent reminder of the power of nature.
As the forecast had called for up to 20 mm of rain, it ended up falling during the night and, when I woke up, the sky had cleared, leaving plenty of room for the sun.
I rented a bike from the guesthouse and set off to explore the town. The bike was not at all suitable, but no matter: I was able to get to and visit the fort and the market without having to worry about whether my Brompton was safe.
The old fort was built by the Portuguese in 1628, taken by the Dutch in 1638, and finally conquered by the English in 1795. You can walk all the way around the ramparts, but the inside of the fort is occupied by government buildings.
Next, it was time for a stop at the main market. I had not yet had breakfast, but all I found to buy were bananas and a mango. The ones I bought on the way from Kalkudah are still far too firm. I am always on the lookout for durian, but so far without success. What strikes me here is the sheer quantity of bananas eaten.
After a brief nap, I got back on my Brompton to ride to the lighthouse, located 5 km from town. The view over the lagoon and the lush trees makes this narrow road, which winds along the water, a real must-see. Further on, you can see houses damaged and abandoned after the tsunami, surrounded by fences. I have the impression they are kept that way in memory of the victims.
A funny little incident: a cow was blocking the entrance to the restaurant where I wanted to eat. Someone suggested I squeeze past it, but that was out of the question; it would only have had to turn its head to send me to the hospital. In the end, someone lured it away by offering it a spicy fritter.
Distance parcourue au cours de l’étape : 73 km
Distance totale accumulée : 941 km
Distance travelled during stage : 73 km
Total distance travelled : 941 km
- Les mangues étaient à 200 RS le kg, soit 85 cents. Chacune de mes mangues faisait 1,5 kg
- Le prêtre du temple est sorti et a appliqué un tilak sur le front et il voulait m'offrir
- La rue contournant Batticaloa
- Le risque de pluie se poursuit
- Le temps est à la pluie
- Le temple Sri Ealathu Thiruchenthur Murugan endommagé par le tsunami de 2004
- Un autre angle
- Une femme prépare des hoppers de style tamoul (sucré)
- Fais de noix de lait de noix de coco, ils sont délicieux
- Le précursule
- Une des échoppes de quartier
- Restaurant végétarien indien
- Le menu
- Le fort de Batticaloa a été construit par les Portugais en 1628
- Entrée du fort
- Sur les remparts
- Il y a des chapelles, des kovils ou des mosqués un peu partout sur son chemin
- Un petit kovil dédié à Ganesh
- Détails du kovil
- La vieille partie de Batticaloa
- Il y a beaucoup de verdure dans la vieille partie
- C'est probablement le quartier riche de la ville
- Visite du marché central
- Un des poissoniers
- Il s'en mange de la banane si on se fie à la quantité de bananes que je vois partout
- Marchand de légumes
- Autre marchand de légumes
- De l'autre côté de l'édifice central où se tient le marché
- Le plus ancien pont en fer au Sri Lanka, construit par les Britaniques
- En direction du phare
- Le mot catamaran vient du tamoul kattumaram, qui signifie littéralement « bois liés » ou « radeau de bois attachés »
- Le phare
- La côte est complètement plate
- La route qui longe la mer dépasse le phare
- La sécurité prime
- Un lagon
- Maisons en ruines et abandonnées suite au tsunami
- Maison abandonnée
- De brefs compagnons de route. Ils voulaient dire bonjour et savoir si j'avais du chocolat
- La vache ! Elle ne voulait pas me laisser entrer au restaurnat







































