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Sri Lanka

2026.02.01

Addalaichenai

Étape 17  | Stage 17

La seule chose prévue aujourd’hui est de me rapprocher de la baie d’Arugam. J’ai repéré une guest house propre et moderne, parfaitement à mon goût, dans la localité d’Addalaichenai, à mi-chemin. Il n’y a pas de piscine, mais la mer se trouve de l’autre côté de la rue. Cependant, en saison de mousson, la mer est très houleuse et le courant de retour y est puissant. Donc, pas question de baignade sauf peut-être se tremper les pieds dans l’eau, d’autant plus qu’il n’y avait personne autour. 

J’ai longé plusieurs temples hindous, dont certains diffusaient une musique entraînante. Je me suis arrêté à quelques-uns. Celui qui m’a le plus frappé est un temple dominé par un immense Ganesh, à la fois par sa taille impressionnante et par ses chants, pas vraiment mélodieux. Je me suis arrêté pour tourner une vidéo et en capturer l’image et le son. Quand je me suis retourné, une ribambelle d’enfants s’était massée derrière moi, d’autres accouraient pour les rejoindre. Je les ai salués, et l’un après l’autre, ils tenaient à me dire bonjour en frappant leur poing contre le mien. C’était sympathique.

Au large, j’avais repéré des cumulonimbus (ces gros nuages qui annoncent les orages) et je gardais un œil sur leur progression. Au bout de 40 km, j’ai senti les premières gouttes et je me suis arrêté sur le bord de la route pour enfiler mes sandales et couvrir la remorque. J’ai tout juste eu le temps de terminer que l’averse a commencé. Nouveau coup de chance : je me trouvais à côté d’un abribus où j’ai pu me mettre à l’abri, ainsi que le vélo. L’orage passé, j’ai repris la route.

Il me restait à peine 10 km lorsque je me suis aperçu que mon dérailleur droit ne tenait plus en place. Cette fois, le problème était mécanique : il manquait une vis. Allais-je trouver quelqu’un pour le réparer dans le petit village où je devais passer la nuit ou était-ce que le problème deviendrait plus important en raison de la taille de la vis ? Trois kilomètres avant d’arriver au Rest Wave, je me suis arrêté chez un concessionnaire de motos. Un mécanicien qui travaillait déjà sur une machine est venu voir mon vélo et a même trouvé une vis de la bonne taille. Le problème a été réglé en un rien de temps. J’étais ravi.

Un petit groupe s’était rassemblé pour observer l’extra‑terrestre que j’étais. Le mécanicien ne m’a pas dit combien je lui devais, et je lui ai laissé un pourboire qui était l’équivalant à une journée de salaire, pour lui. De mon point de vue, j’étais tellement soulagé que la réparation ait été faite aussi vite, et pour peut-être l’équivalent du prix d’un café au Canada seulement. Il aurait tout aussi bien continuer à travailler sur ce qui le tenait occupé. Tout le monde est ressorti heureux.

The only thing on the schedule today is to get closer to Arugam Bay. I spotted a clean, modern guesthouse, perfectly to my taste, in the town of Addalaichchenai, about halfway there. There’s no pool, but the sea is just across the street. However, during monsoon season, the sea is very rough and the undertow is strong, so swimming is out of the question, except maybe for wetting my feet in the water. On top of that, there was no one around and likely very few people visit.

I rode past several Hindu temples, some of them playing lively music. I stopped at a few of them. The one that struck me most was a temple dominated by a huge Ganesh, both because of its impressive size and because of its chants, which were not particularly melodious. I stopped to shoot a video to capture both the image and the sound. When I turned around, a bunch of children had gathered behind me, and others were running over to join them. I greeted them, and one after another they insisted on saying hello by bumping their fist against mine. It was a cute moment.

Offshore, I had spotted cumulonimbus clouds (those big clouds that signal thunderstorms) and kept an eye on how they were moving. After 40 km, I felt the first drops and stopped by the roadside to put on my sandals and cover the trailer. I had just enough time to finish when the downpour started. Another stroke of luck: I was right next to a bus shelter where I could take cover, along with the bike. Once the storm had passed, I set off again.

I had barely 10 km left when I realised that my right derailleur was no longer holding in place. This time, the problem was mechanical: a screw was missing. Would I find someone to fix it in the small village where I was supposed to spend the night, or would the problem get worse because of the size of the screw? Three kilometres before reaching the Rest Wave, the guest house, I stopped at a motorcycle dealership. A mechanic who was already working on a bike came to look at the problem and even found a screw of the right size. The problem was solved in no time. I was delighted.

A small crowd had gathered to watch the alien that I was. The mechanic didn’t tell me how much I owed him, and I gave him a tip that, for him, was perhaps the equivalent of a day’s wages. From my point of view, I was so relieved that the repair had been done so quickly, and for the price of just a coffee in Canada. He could just as well have carried on working on what he was busy with. Everyone walked away happy.

Distance parcourue au cours de l’étape : 59 km

Distance totale accumulée : 1000 km

Distance travelled during stage : 59 km

Total distance travelled : 1000 km