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Sri Lanka

2026.01.17

Mannar

Étape 6  | Stage 6

J’ai fait un aller-retour rapide à Colombo, et cela en a valu la peine : le vélo fonctionne de nouveau parfaitement. En raison des conditions climatiques, m’a-t-on expliqué à la boutique, les cyclistes locaux huilent leur vélo tous les deux jours. Le nettoyage des câbles n’a coûté que 20 $ (12 €). En ajoutant les frais d’hôtel et de bus, la dépense totale s’est élevée à environ 100 $ (62 €), soit probablement le prix qu’il aurait fallu payer au Canada pour la même réparation.

Départ ce matin pour Mannar. Il m’a été impossible de joindre les deux établissements susceptibles de m’héberger à mi-chemin entre Anuradhapura et Mannar. Ils ne figurent ni sur Booking ni sur Agoda. Le trajet complet fait 125 km, une distance que je n’envisage pas de parcourir en une seule journée durant ce voyage. Ce serait plus agréable sur un Fahrrad Manufaktur que sur un Brompton. J’ai donc décidé de prendre un taxi (10 000 roupies ; 45 $, 28 €) jusqu’à l’endroit où j’aurais pu loger, soit approximativement à mi-parcours.

En passant devant le River Edge Leisure Holiday Bungalow, celui-ci semblait bien fermé, tandis que le Forest Edge Mech Holiday Bungalow était ouvert. Dommage, mais encore faut-il répondre au téléphone lorsqu’on n’a pas de présence en ligne. De toute façon, le chauffeur de taxi m’a indiqué que la route que j’aurais dû emprunter avait été endommagée et n’était pas praticable. Difficile, par contre, de savoir vraiment en raison de la barrière de la langue.

La route menant à Mannar est longue et la circulation y est très faible. Étrangement, alors qu’il n’y avait aucune habitation aux alentours, et en plein milieu de nulle part, deux garçons vendaient des fruits au bord de la route. Je me demande vraiment comment ils pouvaient gagner leur vie avec un trafic aussi limité. J’aurais aimé leur acheter des fruits, mais je ne savais même pas ce qu’ils vendaient. Ce n’est que plus tard que je me suis dit que j’aurais dû leur acheter un sac entier, en ne prenant qu’un seul fruit pour y goûter et en leur laissant le reste. Ils auraient au moins eu un peu d’argent de poche.

J’ai rencontré un couple de Toulousains dans le petit restaurant tout près du guest house. L’endroit était minuscule et, en les entendant parler français et les trouvant sympathiques, je les ai invités à se joindre à ma table. Nous avons discuté et beaucoup ri. Drôle de coïncidence : ils logeaient au même hôtel que moi. Je crois que nous étions destinés à nous rencontrer.

Le lendemain, le 18 janvier, je me suis tracé un parcours de 46 km afin de découvrir Mannar, ses plages et les villages environnants. J’ai fait le tour du fort. Des ouvriers étaient à l’œuvre pour le restaurer, mais il était tout de même possible d’en faire le pourtour. Ce fort a d’abord été construit par les Portugais en 1560, avant d’être pris par les Hollandais en 1658, puis par les Anglais en 1795. On y trouve également un immense baobab âgé de plus de 700 ans, tout près, dont la circonférence atteint près de 21 mètres.

La péninsule de Mannar abrite une très grande variété d’oiseaux, que l’on peut parfois apercevoir directement depuis la route. En revanche, il était très difficile de les photographier avec mon seul téléphone intelligent, qui me sert d’appareil photo : dès que je m’arrêtais, ils s’envolaient.

J’avais d’abord envisagé de raccourcir mon trajet, mais finalement, le moment le plus intéressant — à mon avis — a été la visite du village de Pesalai, tout au bout de mon circuit. C’est un village de pêcheurs, et il devait y avoir plus de 75 bateaux ancrés au large.

I made a quick round trip to Colombo, and it was well worth it: the bike is now working perfectly again. Because of the climatic conditions, I was told at the shop, local cyclists oil their bikes every two days. The cable cleaning cost only $20 (€12). Adding hotel and bus expenses, the total came to about $100 (€62), which is probably what the same repair would have cost in Canada.

I set off this morning for Mannar. It was impossible to reach the two places that might have accommodated me halfway between Anuradhapura and Mannar. They are listed neither on Booking nor on Agoda. The full distance is 125 km, which is more than I want to ride in a single day on this trip. It would be more enjoyable on a Fahrrad Manufaktur than on a Brompton. I therefore decided to take a taxi (10,000 rupees; $45, €28) to roughly the halfway point where I might have stayed.

As I passed the River Edge Leisure Holiday Bungalow, it appeared to be completely closed, while the Forest Edge Mech Holiday Bungalow was open. A pity, but one has to answer the phone if one has no online presence. In any case, the taxi driver told me that the road I would have taken had been damaged and was not passable. It was difficult, however, to be entirely certain because of the language barrier.

The road to Mannar is long, and traffic is very light. Strangely, with no houses anywhere nearby and in the middle of nowhere, two boys were selling fruit by the roadside. I really wonder how they could make any money with such little traffic. I would have liked to buy some fruit from them, but I didn’t even know what they were selling. Only later did I think that I should have bought an entire bag, taken just one fruit to taste, and left them the rest. At least they would have had a bit of pocket money.

I met a couple from Toulouse in the small restaurant near the guesthouse. The place was tiny, and when I heard them speaking French and found them friendly, I invited them to join me at my table. We chatted and laughed a lot. A funny coincidence: they were staying at the same hotel as I was.

The next day, January 18, I planned a 46 km route to explore Mannar, its beaches, and the surrounding villages. I rode around the fort. Workers were busy restoring it, but it was still possible to walk around its perimeter. The fort was first built by the Portuguese in 1560, then taken by the Dutch in 1658, and finally by the British in 1795. Nearby stands an enormous baobab tree, more than 700 years old, with a girth of nearly 21 metres.

The Mannar Peninsula is home to a great variety of birds, some of which can even be seen directly from the road. Photographing them, however, was very difficult using only my smartphone as a camera: as soon as I stopped, they would fly away.

I had initially considered shortening my route, but in the end, the most interesting part, in my opinion, was visiting the village of Pesalai at the very end of my loop. It is a fishing village, and there must have been more than 75 fishing boats anchored offshore.

Distance parcourue au cours de l’étape : 100 km

Distance totale accumulée : 366 km

Distance travelled during stage : 100 km

Total distance travelled : 366 km

Table des matières  Table of contents